La ligne de Salins à Andelot

Le maté;riel roulant de la ligne

Cette courte ne devait être dotée à l'origine que d'un petit nombre de véhicules, et les diverses modifications de la convention d'origine conduiront à une réduction de ceux-ci. La plupart du temps, c'est du matériel provenant du Doubs qui circulait sur la ligne, vu qu'il n'existait pas à Andelot de réelle distinction entre les deux exploitations.

Les automotrices

Deux automotrices Berliet RBMC.

1928 : «Les deux automotrices Berliet, reçues provisoirement, ont eu de fréquentes avaries qui les ont immobilisées. Heureusement, la ligne a été dotée par le département du Doubs d'une automotrice De Dion, beaucoup moins puissante, mais beaucoup moins lourde, et qui rend les mêmes services avec sa remorque, pour beaucoup moins cher».

1928 : oubli de mettre de l'eau dans le radiateur, moteur chauffé au rouge lors de la montée, avec retour de flammes ; pompe à eau grippée suite à un défaut de graissage, réparation et remontage de la pompe à l'envers ; lors d'un train spécial, gare d'Andelot grillée, tamponnement à 28 km/h d'une rame marchandises.

SA2 en panne du 17 au 23 mars et du 16 avril au 9 mai 1928.

SA3 «nous a refusé tout service » du 4 au 24 mars et du 28 avril au 24 mai 1928.»consommation moyenne de 114 litres aux 100 km (7 juin 1928).

Reprise des automotrices par Berliet après le 8 mai 1939.

lettre du 22 mai 1928 : «J'ai l'honneur de vous rendre compte que nous éprouvons toujours beaucoup d'ennuis avec les automotrices «Berliet» qui nous ont été livrées par le Département du Jura.»

«Les frais d'exploitation que nous occasionne l'emploi de ces automotrices, comme combustible et lubrifiants, sont considérables et s'élèvent, pour ces matières, à 3,50 du km, alors que nos locomotives qui sont en service depuis 27 ans consomment en matières ci-dessus désignées : 2,37 par km et remorquent un tonnage qui est évidemment incomparable à celui remorqué par les automotrices Berliet.»

lettre du 8 septembre 1928 : dépenses au km, combustible 2,696, huile + nettoyage 0,427, pièces de rechange 0,259, machiniste 1,221 = 4,603 francs/km

Une automotrice De Dion-Bouton JM3, mise en service le 9 février 1932, utilisée entre Salins et Andelot à partir du 1er avril 1932. Munie d'un système de freinage nouveau par rapport aux exemplaires du Doubs. Problèmes au début avec les bandages neufs, le manque de surécartement dans les courbes et la rigidité de la voie de 34 kg/m. Laissée au département du Doubs lors de la fermeture de la ligne. Dans un rapport du 8 octobre 1936, proposition d'achat de l'automotrice par le Doubs avec sa remorque pour 75.000 francs. Le Conseil Général est d'accord le 17 novembre 1936.

Au départ automotrice laissée à disposition de M. Laborie pour assurer un train par semaine sur Andelot-Levier. En réalité utilisation intensive par M. Laborie, qui aboutît à la demande d'achat par le département du Doubs. Parcours total au 1er janvier 1935 : 97 753

Les wagons de marchandises

Deux wagons couverts Perbal 65 et 66, livrés en 1926, laissés au département du Doubs à la fermeture. Finalement, en 1937, le département du Jura les récupère en gare de Foncine-le-Haut le 24 novembre 1937 (D 32 et 35 selon M. Riffaud).

Deux wagons tombereaux Perbal 87 et 88, livrés en 1926. Lors de la fermeture le département du Jura les affecte au M.L.C. (E 44 et 45 selon M. Riffaud) ; ils sont expédiés pour Morez le 12 juin 1935.

Dix wagons plats Perbal 141 à 150, livrés en octobre 1924 (marché du 29 avril 1923). Lors de la fermeture le département du Jura les récupère (F 36,40, 41, 45, 48, 52, 60, 62, 71 et 73 selon M. Riffaud), et les affecte aux C.F.V. pour les Ponts et Chaussées en 1935 (transport des cuves de goudron).

Deux lorrys «les fils de Jules Weitz» expédiés le 30 août 1926 pour Andelot.

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