La ligne de Salins à Andelot

Les différents projets (1879 - 1914)

La première prise en considération d'une ligne de chemin de fer reliant Salins à Andelot remonte à la séance du 8 août 1879 du Conseil Général du Jura. À cette époque, le voeu est fait d'étudier une ligne de tramway allant de Salins à Andelot. Un avant-projet est alors dressé, et le 9 septembre 1881 le Conseil Général se prononce en sa faveur ; celui-ci suit en intégralité l'accotement routier.

Par délibération du 14 juin 1890, le Conseil Municipal de Salins demande l'étude d'une ligne reliant Salins à Levier (Doubs) ; ce projet, passant par Cernans, d'une longueur de 29 km, et utilisant la crémaillère sur 3,5 km, est rejeté par le département du Doubs dans un rapport du 23 juin 1891, au profit d'une ligne reliant Levier à Andelot.

Le 20 août 1891, le Conseil Général reporte sa décision concernant le choix entre ces deux lignes. La ville de Salins revient à la charge en avril 1892, en proposant l'étude d'une ligne de Salins à Arc-sous-Montenot, mais finalement le département du Jura se prononce en faveur de la ligne reliant Andelot à Levier. Un autre projet de Salins aux Frêtes, passant par les Nans, verra le jour en 1905, mais restera lui aussi lettre morte.

Il faut attendre la session d'août 1907 du Conseil Général du Jura, pour que la construction de la ligne de Salins à Andelot soit décidée. Le projet d'exécution définitif est déposé le 15 septembre 1908, et est adopté par le Conseil Général du Jura le 24 septembre 1909. La déclaration d'utilité publique est sollicitée l'année suivante, mais n'intervient que le 28 décembre 1912.

La ligne est concédée à la compagnie du chemin de fer d'intérêt local d'Andelot à Levier (convention du 24 juillet 1912), qui est chargée de la fourniture des matériels fixes et roulant, qui devra comprendre au moins une locomotive de 20 tonnes à vide, deux voitures mixtes à bogies, un fourgon avec compartiment postal, deux wagons couverts, deux wagons tombereaux et dix wagons plats à traverse pivotante. Le nombre d'allers-retours journaliers est fixé à trois, le rayon minimal des courbes à 100 mètres, et les déclivités maximales à 37 ‰. L'exploitation doit être assurée aux risques et périls du concessionnaire.

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