
Train lourdement chargé descendant les monts de
Revigny (coll. Mandrillon).
Fin 2009, avec la collaboration de Jean Cuynet, et le
soutien des Presses
du Belvédère, est paru un livre relatant les péripéties du
réseau des C.F.V. du Jura, de 1863 à 1950. Il reprend l'ensemble des
textes mis à jour du site, ainsi qu'une bonne partie de l'iconographie.
Il est toujours disponible auprès de l'éditeur : site web des Presses
du Belvédère.
Le titre du site est assez flou, puisque
l'abbréviation C.F.V. ne signifie pas grand-chose pour le néophyte.
Elle désigne la Compagnie
Générale des Chemins de Fer Vicinaux, société du groupe Empain,
qui exploitait deux réseaux à voie métrique, l'un dans le Jura, et
l'autre dans la
Haute-Saône. Il n'est ici question que de celui de la contrée de
Rouget-de-Lisle et des tailleuses de pipes.
Bien qu'il desservît un seul département, le réseau
des C.F.V. se composait de deux exploitations distinctes : l'une, à
vapeur, partait de Lons-le-Saunier et rayonnait jusqu'à Saint-Claude et
Foncine-le-Haut, l'autre, électrique, parcourait la région de
Champagnole à Foncine-le-Bas, avec une excroissance jusqu'à Boujailles.
Ce site s'intéresse surtout à la partie vapeur.
Ce petit réseau à voie métrique, habituellement
dénommé tramway, en raison de
l'emprunt régulier de l'accotement des routes et chemins, était
également familièrement désigné par le terme de tram ou tortillard. La
dénomination de tacot ne vint
que bien des années plus tard, lors de la période de gloire des
transports routiers.
Considéré comme une marque de progrès lors de son
ouverture, en 1898, il était également le symbole de la revanche du
premier plateau jurassien, alors privé de voie ferrée. Le serpent de
mer d'une liaison rapide entre Paris et Genève, qui accaparaît à cette
époque les esprits, aurait dû aboutir à la construction d'une ligne à
voie normale passant par Lons-le-Saunier et Saint-Claude, en grande
partie en tunnel. Les coûts estimés d'une telle entreprise, ainsi que
le premier conflit mondial, annihilèrent toutes les velléités de
construction par la suite.
Il ne resta donc que ce brave tramway pour relier
Lons-le-Saunier à Saint-Claude, en environ 4 heures, si tout se passait
bien. La concurrence routière eut bien vite raison de sa notoriété, et
à la fin des années 1930 il n'était vu que comme un encombrant vestige
d'un passé révolu. La deuxième guerre mondiale fit bien vite oublier
tous ses défauts, dès lors que le carburant et les pneumatiques vinrent
à manquer.
Son existence, ainsi prolongée artificiellement de
quelques années, prit définitivement fin en 1948. Son frère électrique,
ouvert seulement en 1927, ne lui survécut que deux années de plus,
avant de s'éteindre en 1950. Les ouvrages d'art et quelques
bâtiments de gare rappellent aujourd'hui cette courte parenthèse
ferroviaire de l'histoire des transports dans le département du Jura.
Seule l'iconographie du site est actuellement maintenue à jour, les textes, parfois truffés de fautes de frappes, n'ayant pas été remis au goût du jour depuis 2004. Néanmoins, si l'envie vous vient de me communiquer une opinion, anecdote, document photographique ou autre, n'hésitez pas à m'envoyer un mail :
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Une grande partie des textes et illustrations contenus sur ce site ont été repris sous forme imprimée, dans le numéro 309-310 de la revue Chemins de Fer et Tramways (anciennement Chemins de Fer Régionaux et Urbains, éditée par la F.A.C.S.). Si vous êtes intéressé, voici le lien afin de passer commande : revue CFRT.
Une exposition consacrée aux C.F.V., regroupant plus d'une centaine d'illustrations et de plans, s'est tenue dans le hall du Conseil Général du Jura à Lons-le-Saunier du 16 septembre au 28 octobre 2005. Elle a de nouveau été visible du 12 au 24 décembre dans la nouvelle salle des fêtes de Lavans-lès-Saint-Claude.
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